Vélo contre voiture : combien de CO2 économisé, vraiment ?
La réponse courte : environ 142 grammes de CO2e par kilomètre en voiture, environ 0,17 gramme à vélo. La réponse utile dépend de deux choses qu’on oublie — sur quel parcours, et à quoi on compare. Voici le calcul, trois exemples, et ce que le chiffre vaut exactement.
Le calcul, en deux facteurs
Tout tient dans une soustraction : ce que la voiture aurait émis, moins ce que le vélo émet. Les deux facteurs viennent d’Impact CO2 (Base Empreinte de l’ADEME), publiés et datés :
| Voiture thermique compacte, une personne seule | 142 g/km |
| Vélo mécanique (fabrication amortie) | 0,17 g/km |
Non, le vélo n’est pas « zéro » : le facteur amortit la fabrication du vélo lui-même. Il reste environ huit cents fois meilleur que la voiture. La voiture, elle, est comptée « thermique compacte » — le parc moyen, pas le pire cas.
Trois exemples calculés
Un aller-retour quotidien de 6 km à vélo
850 g CO2e évités
3 km à l’aller, 3 km au retour — la course ou le trajet court du matin
Un aller-retour domicile-travail de 10 km à vélo
1,4 kg CO2e évités
5 km à l’aller, 5 km au retour, une personne
Un trajet de 15 km à vélo au lieu de la voiture
2,1 kg CO2e évités
le genre de trajet qu’on hésite à faire à vélo — et qui compte le plus
Un chiffre par trajet paraît petit. C’est par la répétition que le vélo gagne : sur une année de 220 jours travaillés, le même aller-retour de 10 km fait environ 312 kg CO2e évités — le poids d’un aller-retour Paris–Marseille en avion, gagné sans quitter sa ville.
Et le vélo électrique ?
Sa fabrication pèse plus (batterie), son usage coûte un peu d’électricité — mais nettement moins que la voiture. Nous ne citons pas de chiffre ici : le facteur publié fiable que nous utilisons est celui du vélo mécanique, et notre produit l’applique aussi aux trajets à assistance électrique, en le disant. Un chiffre honnête et approximatif vaut mieux qu’un chiffre précis qu’on ne peut pas sourcer.
Prouver le chiffre
Ces montants sont des estimations, et il faut pouvoir le dire. Ce qui fait la différence entre une estimation et une affirmation, c’est ce qui l’accompagne : le point de comparaison (la voiture seule, pas « une voiture »), le facteur avec sa source et sa date, et la distance réellement parcourue. C’est exactement ce que FAIRSHARE met sur chaque trajet enregistré : la méthode complète s’affiche sous le résultat, facteur par facteur. Le relevé d’exemple montre à quoi ça ressemble ; chaque trajet vérifié à vélo peut être valorisé par les marques partenaires — cycleries et ateliers de réparation en tête.
FAIRSHARE est opérée de bout en bout par des agents IA sur NanoCorp, ce qui nous permet de tenir ce guide à jour au fil des sources.