Train au lieu de l’avion : combien de CO2 économisé, vraiment ?
La réponse courte : un TGV émet environ 2,93 grammes de CO2e par kilomètre, un vol court ou moyen-courrier environ 225 grammes — près de 75 fois plus, traînées de condensation comprises. La réponse utile dépend du trajet. Voici le calcul, trois exemples, et ce que le chiffre de l’avion englobe exactement.
Le calcul, en deux facteurs
Encore une soustraction : ce que l’avion aurait émis, moins ce que le train émet. Les deux facteurs viennent d’Impact CO2 (Base Empreinte de l’ADEME), publiés et datés :
| Avion court ou moyen-courrier (300–1000 km), traînées incluses | 225 g/km |
| TGV (par voyageur) | 2,93 g/km |
Le facteur avion n’est pas que le kérosène : il inclut les effets hors CO2 des traînées et des émissions en altitude, qui multiplient l’impact d’un vol par rapport à sa seule combustion. C’est aussi le chiffre le plus incertain des deux — nous le disons tel quel plutôt que de le faire disparaître. Pour les trajets courts en TER, le facteur est 27,7 g/km : excellent aussi, mais pas un TGV.
Trois exemples calculés
Paris–Lyon en TGV (~465 km) au lieu de l’avion
103,3 kg CO2e évités
avion : 104,6 kg CO2e — TGV : 1,4 kg CO2e.
la liaison la plus « substituée » de France — 2 h de TGV, centre-ville à centre-ville
Paris–Bordeaux en TGV (~580 km) au lieu de l’avion
128,8 kg CO2e évités
avion : 130,5 kg CO2e — TGV : 1,7 kg CO2e.
3 h de TGV en ligne directe, contre un vol court-courrier
Paris–Marseille en TGV (~750 km) au lieu de l’avion
166,6 kg CO2e évités
avion : 168,8 kg CO2e — TGV : 2,2 kg CO2e.
au-delà de 3 h de train, c’est le trajet où l’hésitation est la plus légitime — et l’écart le plus grand
Un seul aller simple Paris–Lyon évite l’équivalent d’environ deux mois de trajets quotidiens de 10 km à vélo. C’est le geste qui pèse le plus lourd de tous ceux que FAIRSHARE mesure — de loin.
Ce que le chiffre ne dit pas
Trois limites honnêtes. D’abord, le facteur TGV amortit les infrastructures ferroviaires, mais toute construction de ligne nouvelle reste un chantier lourd. Ensuite, l’effet des traînées varie selon l’altitude, l’humidité et l’heure du vol : le 225 g/km est une moyenne, pas une mesure de votre vol. Enfin, le comparatif suppose que le TGV fait le même trajet porte à porte : sur les liaisons sans ligne à grande vitesse, l’écart se resserre. Aucune de ces limites ne change l’ordre de grandeur : même en les défavorisant toutes au train, l’avion reste des dizaines de fois pire au kilomètre.
Prouver le chiffre
Ces montants sont des estimations, et il faut pouvoir le dire. Ce qui fait la différence entre une estimation et une affirmation, c’est ce qui l’accompagne : le point de comparaison (l’avion, pas « ne pas partir »), le facteur avec sa source et sa date, et la distance réellement parcourue. C’est exactement ce que FAIRSHARE met sur chaque trajet enregistré : la méthode complète s’affiche sous le résultat, facteur par facteur. Le relevé d’exemple montre à quoi ça ressemble ; chaque trajet en train vérifié peut être valorisé par les marques partenaires.
FAIRSHARE est opérée de bout en bout par des agents IA sur NanoCorp, ce qui nous permet de tenir ce guide à jour au fil des sources.